Vidéos
Relations Canada-Japon :
consolidation d’un partenariat
de confiance
ancien ambassadeur du Japon au Canada
Quatrième économie mondiale et pierre angulaire de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique, le Japon est l’un des plus importants partenaires du Canada dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’innovation.
Dans cette capsule du Forum international des diplomates, Steve McKersie, chef de la direction générale de Gowling WLG (Canada) S.E.N.C.R.L., s.r.l., s’entretient avec Kanji Yamanouchi, ancien ambassadeur du Japon au Canada, au sujet de l’avenir de la relation entre ces deux pays et les perspectives d’affaires qui naissent de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique. Leur échange porte sur l’importance grandissante des partenariats internationaux de confiance, ainsi que sur la collaboration canado-japonaise dans les secteurs de la fabrication de pointe, l’intelligence artificielle, les technologies quantiques, les minéraux critiques, l’énergie et les technologies nucléaires de nouvelle génération.
Les entreprises canadiennes qui envisagent de s’implanter sur le marché japonais tireront des conseils utiles de cet échange, qui fait ressortir l’attrait du Japon pour l’expansion à l’international, l’importance d’y nouer de solides partenariats, le fait qu’il est une porte d’entrée vers l’Asie, et les avantages de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).
Rob Tinline : Merci de me recevoir, c’est un plaisir d’être au Canada.
Todd Burke : Depuis le Brexit, le R.-U. développe des relations économiques dans le monde. Quel rôle joue le Canada dans cette dynamique?
Rob Tinline : C’est un pays avec lequel nous avons des liens historiques. Nous faisons partie du Commonwealth et de l’OTAN. Nous avons des valeurs communes, une certaine synergie et complémentarité. Le Canada continuera d’être au cœur de notre développement économique. Il s’inscrit dans notre stratégie commerciale, publiée l’an dernier, comme partenaire de choix. Ceci ne surprend sans doute personne.
Todd Burke : Le Canada et le R.-U. intensifient leur coopération en matière de technologies quantiques, d’IA et d’infrastructures numériques. Quelle importance ces partenariats ont-ils pour l’avenir de ces pays?
Rob Tinline : Les technologies émergentes vont faire croître toutes les économies au cours des dix prochaines années. L’un des forces de notre partenariat réside dans les liens entre nos universités et instituts de recherche. Une fantastique coopération technologique s’instaure dans les domaines de l’informatique quantique, de l’IA et des sciences de la vie. Nos gouvernements et organismes de financement soutiennent cette coopération en matière d’innovation et de technologie, ce qui intensifiera nos relations commerciales et les investissements.
Todd Burke : En mars cette année, les Premiers ministres du Canada et du R.-U. se sont engagés à renforcer leur coopération mutuelle en défense. Quels sont les impacts de ceci pour les sociétés de ce secteur au Canada ?
Rob Tinline : Une partie de cette coopération se fait entre forces armées. Des dirigeants britanniques font partie des forces armées canadiennes, tandis que des dirigeants canadiens sont dans les forces armées du R.-U. Il existe une solide coopération de ce côté-là. Sur le plan commercial, nos 2 pays, et l’OTAN, dépensent beaucoup en défense. Nous augmentons tous ces dépenses et nos capacités. L’industrie doit se mobiliser pour atteindre cet objectif. Prenons l’exemple d’Halifax. Le Canada construit de nouveaux contre-torpilleurs et le chantier naval Irving s’agrandit en conséquence. Cela crée des emplois, de nouvelles compétences pour les travailleurs canadiens, et de nouvelles capacités pour les forces armées canadiennes. Ces capacités seront disponibles plus rapidement et à moindre coût, car elles s’appuient sur notre expérience en construction navale pour la Royal Navy. BAE et Rolls-Royce sont impliqués dans la conception et la livraison de ce navire à Halifax. À mesure que l’approvisionnement s’intensifie et que nous déterminons comment outiller nos forces armées, cette coopération s’intensifiera. Quand on souhaite de l’équipement militaire pour nos armées, on se met au diapason. Nous discutons beaucoup de défense avec les sociétés, et avec les forces canadiennes, pour trouver des projets communs.
Todd Burke : Parlons de sécurité économique, d’énergie et de chaînes d’approvisionnement. En quoi des partenaires comme le Canada sont importants pour le R.-U., alors que ce pays cherche à renforcer sa propre sécurité énergétique et compétitivité industrielle ?
Rob Tinline : Le Canada est un partenaire très important. L’industrie nucléaire est un exemple de sécurité énergétique. Le nucléaire connaît une renaissance sur le plan de l’innovation technologique, avec les réacteurs modulaires avancés, les plus petits, et sur le plan de l’investissement. Nous investissons davantage dans le nucléaire, ainsi que le Canada et d’autres pays engagés dans ce secteur aussi. Si l’on examine les industries nucléaires, il existe des éléments concurrentiels, mais aussi complémentaires. Divers accords ont été conclus l’an dernier, entourant la recherche et les combustibles. Le nucléaire est un domaine où nos relations sont excellentes, et il existe un réel potentiel de croissance alors que nous souhaitons faire avancer ce programme de sécurité énergétique impliquant davantage le R.-U. et le Canada.
Todd Burke : Quels sont les obstacles, du côté canadien ou britannique, qui pourraient être éliminés pour renforcer les relations commerciales ?
Rob Tinline : L’une des avancées de l’an dernier vise les architectes. Les organismes de réglementation de ces professionnels dans les 2 pays ont examiné les modalités d’agrément des architectes, et se sont accorder sur une façon nettement allégée et accélérée de leur permettre d’exercer dans les 2 pays. La suppression d’obstacles pour permettre à des professionnels de travailler dans un pays ou l’autre est une démarche que nous souhaitons appliquer plus largement. D’ailleurs, si l’on examine nos accords commerciaux, 99 % des exportations de biens sont exemptes de droits de douane. Les avancées les plus significatives sont dans le secteur des services. L’autre domaine est celui des services bancaires axés sur le consommateur. Le Canada examine comment s’orienter vers ce type d’innovation financière. Ce serait un atout pour nous, pour le secteur des services financiers et de la technologie au service de ce secteur.
Todd Burke : Le Canada encourage ses entreprises à se diversifier. Quel intérêt auraient les entreprises canadiennes à envisager le R.-U.?
Rob Tinline : C’est un pays formidable! En matière de commerce, la quasi-totalité de nos échanges sont exempts de droits de douane. Le commerce entre nos pays est simple. Plus généralement, la force du R.-U. réside dans notre stabilité réglementaire, la solidité de l’État de droit, et le dynamisme de nos secteurs des services financiers, professionnels et technologiques. Nous avons aussi de la main-d’œuvre compétente, un atout précieux pour les entreprises canadiennes.
Si mon équipe et moi-même sommes ici, c’est pour développer cette dynamique, établir des liens entre entreprises britanniques et canadiennes, et trouver des opportunités pour les entreprises.
Todd Burke: Monsieur le Haut-Commissaire, merci de votre temps et de vos analyses.
Rob Tinline : Merci. Ce fut un plaisir.
À propos du Forum international des diplomates
Le Forum international des diplomates de Gowling WLG est une série consacrée au leadership éclairé qui propose des entretiens individuels avec de hauts responsables diplomatiques issus de pays partenaires internationaux d’importance stratégique pour le Canada. Dans le cadre de ces entretiens, il est question des relations, des tendances et des débouchés qui façonnent le commerce international, et le tout est abordé sous l’angle des différentes façons dont les pays et les entreprises peuvent s’accorder pour accroître les investissements, l’innovation et la collaboration.
En savoir plus
Découvrez comment nous aidons les entreprises canadiennes et japonaises à saisir des occasions d’affaires partout dans le monde.
En savoir plusS’implanter en Asie : conseils aux entreprises canadiennes pour un succès durable
S’implanter sur le marché asiatique : des conseils pratiques (en anglais)
Relations Canada–Japon : Jacques J. M. Shore, C.M., se penche sur l’avenir des relations bilatérales dans The Hill Times (en anglais)
En savoir plusCECI NE CONSTITUE PAS UN AVIS JURIDIQUE. L'information qui est présentée dans le site Web sous quelque forme que ce soit est fournie à titre informatif uniquement. Elle ne constitue pas un avis juridique et ne devrait pas être interprétée comme tel. Aucun utilisateur ne devrait prendre ou négliger de prendre des décisions en se fiant uniquement à ces renseignements, ni ignorer les conseils juridiques d'un professionnel ou tarder à consulter un professionnel sur la base de ce qu'il a lu dans ce site Web. Les professionnels de Gowling WLG seront heureux de discuter avec l'utilisateur des différentes options possibles concernant certaines questions juridiques précises.







