France

Pensez globalement, agissez localement.

 

En vous développant au‑delà des frontières, vous serez souvent confronté à des réglementations, des risques et des différences culturelles variés. Nos guides vous aideront à déterminer la meilleure façon de mener vos activités à l’étranger.

Apercu du marché

La France est la septième économie mondiale et un acteur clé de l’Union européenne. Située au cœur de l’Europe occidentale, elle donne accès à un marché de plus de 450 millions de consommateurs. Son économie est très diversifiée, avec des secteurs forts comme l’aéronautique, l’automobile, les produits de luxe, l’agriculture, le tourisme, l’énergie et de plus en plus la technologie et l’intelligence artificielle.

Malgré les incertitudes mondiales et un environnement commercial international difficile, la France continue d’attirer des investissements étrangers importants. En 2025, près de 20 milliards d’euros de nouveaux investissements étrangers ont été annoncés lors du sommet Choose France, avec un accent sur les secteurs de l’énergie, de la banque, de l’IA et du tourisme.

Malgré ses atouts, comme un marché financier bien développé, les perspectives économiques pour 2025 restent prudentes. La croissance du PIB est estimée entre 0,6 % et 0,7 %, reflétant l’impact des ajustements fiscaux et des incertitudes commerciales mondiales. L’inflation devrait tomber en dessous de 1 %, tandis que le taux de chômage devrait légèrement augmenter pour atteindre environ 7,9 %. Le climat des affaires reste mitigé, avec certains secteurs comme la fabrication en reprise, mais le commerce de détail et la construction en difficulté.

L’écosystème financier français est centré autour d’Euronext Paris et des grandes institutions bancaires, tandis que Paris accueille un nombre croissant d’initiatives fintech et de finance verte. La région parisienne abrite La Défense, l’un des plus grands quartiers d’affaires d’Europe, et le cluster Paris-Saclay, un pôle de recherche et d’innovation.

En résumé, la France offre un marché mature, stable et diversifié, avec de solides connexions internationales et un environnement favorable aux entreprises innovantes. Toutefois, les entreprises doivent naviguer dans un paysage réglementaire et fiscal complexe et s’adapter aux conditions économiques changeantes.

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Fiche d’identité

  • Capitale : Paris
  • Superficie: 551,695 km²
  • Population : environ 68.6 millions 
  • Langue officielle : Français
  • Monnaie : Euro (EUR)
  • Fuseau horaire : CET (UTC+1), CEST (UTC+2 en été)
  • Bourse : Euronext Paris
  • Régime politique : République semi-présidentielle
  • PIB national : estimé à 3 100 milliards USD (env. 2 900 milliards €)
  • Indicatif téléphonique : +33

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Système juridique et considérations clés

Informations générales

La France est une destination européenne de premier plan pour les opérations de M&A et de capital-investissement, soutenue par son statut de septième économie mondiale et son rôle central au sein de l’Union européenne. Son tissu industriel diversifié, ses infrastructures robustes et sa main-d’œuvre qualifiée en font un marché attractif pour les investisseurs stratégiques et financiers.

La France se classe régulièrement parmi les premiers marchés européens en termes de volume et de valeur des transactions, avec une forte activité dans les secteurs de la technologie, de l’énergie, de la santé, des services financiers et des biens de consommation. La région parisienne agit comme un centre financier pour les transactions nationales et transfrontalières. Le marché français est très ouvert aux investissements étrangers, comme en témoignent les près de 20 milliards d’euros annoncés en 2025. Bien que le gouvernement encourage l’innovation et la transition écologique, les investisseurs doivent composer avec un environnement réglementaire complexe, notamment dans les secteurs stratégiques.

La France dispose d’un écosystème de capital-investissement mature, avec de nombreux fonds nationaux et internationaux actifs dans les opérations de rachat, de capital développement et de capital-risque. La forme juridique de société par actions simplifiée (SAS) est privilégiée pour sa flexibilité contractuelle, notamment dans la structuration des incitations managériales et des dispositifs de gouvernance.

Banque & Finance

Droit social

Propriété intellectuelle

Contentieux & Arbitrage

Opérations de fusion-acquisition et capital-investissement

Immobilier

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Investissement étranger

Le marché français est très ouvert aux investissements étrangers, comme en témoigne l’annonce de près de 20 milliards d’euros d’investissements étrangers neufs en 2025. Alors que le gouvernement soutient activement l’innovation et la transition écologique, les investisseurs doivent naviguer dans un environnement réglementaire complexe, notamment dans les secteurs stratégiques. La France dispose d’un écosystème mature de capital-investissement, avec de nombreux fonds nationaux et internationaux actifs dans les rachats, le capital développement et le capital risque. La forme sociale privilégiée est la société par actions simplifiée (SAS), en raison de sa grande souplesse contractuelle, particulièrement utile pour structurer les incitations de management et les gouvernances.

Les investisseurs internationaux bénéficient des mêmes droits que les nationaux pour l’achat d’immobilier, sans restriction quant à la propriété étrangère.

 

Véhicules d’investissement

Les formes juridiques les plus courantes en France sont la Société à Responsabilité Limitée (SARL) (société à responsabilité limitée) et la Société Anonyme (SA) (société anonyme).

Les investisseurs structurent généralement les acquisitions par propriété directe (pleine ou indivise) ou via une société civile immobilière (SCI), une société civile dédiée à la détention immobilière offrant une transparence fiscale. D’autres véhicules spécialisés existent pour les investisseurs immobiliers visant l’optimisation fiscale, notamment les OPCI (Organisme de Placement Collectif Immobilier) et des SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), tous deux assujettis à une réglementation spécifique.

La Société par Actions Simplifiée (SAS) connaît un succès grandissant grâce à la flexibilité de sa gouvernance. Les investisseurs étrangers peuvent également créer des succursales ou bureaux de représentation.

Chaque structure a des exigences distinctes en termes de capital, gouvernance, transparence et responsabilité. La création d’entreprise est facilitée via le guichet unique, et la plupart des entités doivent s’enregistrer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). La gouvernance d’entreprise est réglementée, et pour les sociétés cotées, soumise au code AFEP-MEDEF.M

La conformité fiscale, comptable et déclarative est obligatoire.

Le droit français prévoit différentes formes juridiques. Le choix de la forme sociale est crucial et doit être adapté à l’activité et aux perspectives de développement.

Capital social minimum

  • SARL (Société à Responsabilité Limitée) :
    • Aucun capital minimum requis (le montant doit être cohérent avec le niveau d’investissement). Le capital est divisé en parts sociales dont le montant est librement fixé. Les parts ne sont pas librement cessibles.
  • Société anonyme "SA" :
    • € 37,000.
    • Possibilité de faire appel public à l’épargne. Les actions peuvent être librement négociées et cotées en bourse. L’opérateur de marché fixe les conditions de capital.
  • Société par Actions Simplifiée :
    • Aucun capital minimum requis (le montant doit être cohérent avec le niveau d’investissement). Les actions sont en principe librement cessibles, sous réserve des restrictions prévues dans les statuts. Pas de possibilité d’offre publique de titres.
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Apports 

  • SARL (Société à Responsabilité Limitée) :
    • En cash en nature ou en industrie (travail, savoir-faire, etc. – donne droit à des parts mais ne constitue pas du capital social).
  • Société anonyme "SA" :
    • En cash ou en nature (les apports en industrie sont interdits).
  • Société par Actions Simplifiée :
    • En cash, en nature ou en industrie.

Paiement des cotisations

  • SARL (Société à Responsabilité Limitée) :
    • Au moins 20 % des apports en cash doivent être libérés à la constitution, le solde dans les 5 ans. En cas d’apport en nature ou en industrie, les statuts doivent en estimer la valeur. Un commissaire aux apports doit être nommé.
  • Société anonyme "SA" :
    • 100 % des apports en nature et au moins 50 % des apports en cash doivent être libérés à la constitution, le solde dans les 5 ans. Les règles applicables à la SARL s’appliquent aux apports en nature.
  • Société par Actions Simplifiée :
    • 100 % des apports en nature et au moins 50 % des apports en numéraire doivent être libérés à la constitution, le solde dans les 5 ans. Les règles de la SARL s’appliquent aux apports en nature ou en industrie.

Nombre d’associés requis

  • SARL (Société à Responsabilité Limitée) :
    • De 1 to 100.
  • Société anonyme "SA" :
    • Minimum 2².
  • Société par Actions Simplifiée :
    • Minimum 1.

Direction

  • SARL (Société à Responsabilité Limitée) :
    • Un ou plusieurs gérants (personnes physiques uniquement), nommés pour la durée prévue dans les statuts. Révocation pour juste motif par décision des associés représentant plus de 50 % des parts (sauf disposition statutaire contraire).
  • Société anonyme "SA" :
    • Deux options :
    • Conseil d’administration (3 à 18 membres) avec un président (personne physique) ;
    • Directoire (1 à 5 membres) sous contrôle d’un conseil de surveillance (3 à 18 membres).
  • Société par Actions Simplifiée :
    • Au moins un président (personne physique ou morale). Un ou plusieurs directeurs généraux peuvent être nommés. Les pouvoirs sont définis dans les statuts.

Procédure de transfert de titres

  • SARL (Société à Responsabilité Limitée) :
    • Accord préalable (agrément) des actionnaires pour tout transfert à un tiers.
  • Société anonyme "SA" :
    • Libre.
    • Les statuts peuvent prévoir des clauses restrictives telles que l'autorisation préalable du conseil d'administration ou du comité exécutif, le droit de préemption ou toute autre clause de préemption.
  • Société par Actions Simplifiée :
    • Libre.
    • Les statuts peuvent prévoir des clauses restrictives telles que l'autorisation préalable du conseil d'administration ou du comité exécutif, un droit de préemption ou toute autre clause de préemption, une clause d'inaliénabilité d'une durée maximale de dix (10) ans ou des clauses d'exclusion. 

Exigences applicables aux auditeurs

  • SARL (Société à Responsabilité Limitée) :
    • Nomination obligatoire uniquement si 2 des 3 seuils suivants sont dépassés :
    • Chiffre d’affaires : 10 M€
    • Total bilan : 5 M€ - 50 salariés
  • Société anonyme "SA" :
    • Aucune obligation de nommer un commissaire aux comptes sauf si deux (2) des trois (3) seuils suivants sont dépassés :
    • Chiffre d'affaires net : 10 millions d'euros
    • Actif total : 5 millions d'euros
    • 50 employés.
  • Société par Actions Simplifiée :
    • Il n'y a pas d'obligation de nommer un commissaire aux comptes sauf si (i) la SAS est contrôlée par ou contrôle une autre société et (ii) deux (2) des trois (3) seuils suivants sont dépassés :
    • Chiffre d'affaires net : 5 millions d'euros
    • Total des actifs : 2,5 millions d'euros
    • 25 employés
    • La nomination d'un commissaire aux comptes sera dans tous les cas obligatoire si deux des trois seuils suivants sont dépassés :
    • Total des actifs : 5 millions d'euros
    • 50 employés

Fiscalité

Impôt sur les sociétés (à l'exception des SARL à associé unique, qui sont automatiquement soumises à l'impôt sur le revenu mais peuvent choisir de payer l'impôt sur les sociétés).

Fusions-acquisitions d'entreprises en difficulté

Les opérations de fusion-acquisition d'entreprises en difficulté sont soumises à des cadres juridiques spécifiques visant à préserver l'emploi et à garantir la protection des créanciers, tout en permettant aux investisseurs stratégiques et financiers d'acquérir des actifs ou des actions à des valorisations attractives.

Les opérations de fusion-acquisition d'entreprises en difficulté en France offrent aux investisseurs des opportunités uniques d'acquérir des entreprises à des coûts réduits, grâce à un processus beaucoup plus rapide (généralement moins de trois (3) mois). Les actifs sont généralement transférés sans dette, et les acheteurs peuvent acquérir de manière sélective les actifs, contrats et employés clés, sélectionnant ainsi les éléments les plus stratégiques de la cible. Cela permet aux investisseurs de reprendre une entreprise établie avec une clientèle existante et de créer de nouvelles synergies avec leur propre activité, sans le poids des dettes historiques.

 

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Conseils essentiels pour créer une entreprise

 

Étapes clés

Le processus de création d’une entreprise en France implique plusieurs étapes avant la mise en œuvre effective. Les étapes suivantes doivent être anticipées :

  • Définir le projet d’investissement et identifier toutes les problématiques associées.
  • Préparer un business plan.
  • Rechercher des financements publics ou privés (prêts, capital-risque, business angels, fonds communs de placement pour l’innovation, etc.).
  • Solliciter des aides publiques à l’échelle nationale et/ou locale en amont de la décision d’investissement.
  • Sélectionner des conseillers financiers et juridiques.
  • Accomplir les formalités administratives auprès des autorités locales.
  • Trouver des locaux d’activité adaptés.
  • Choisir une structure juridique adaptée à la stratégie commerciale et au degré d’indépendance que les opérations françaises auront vis-à-vis de la société mère étrangère (voir ci-dessous).
  • Ouvrir un compte bancaire.

Formalités préalables pour certains types d’activités

Établissement stable en France

Modes d’établissement en France

Nos compétences

Le bureau parisien de Gowling WLG offre des services juridiques complets dans tous les domaines du droit des affaires, en s'appuyant sur la force d'un réseau international de plus de 1 500 professionnels répartis sur trois continents et sur près de deux siècles d'expérience juridique. Notre équipe combine une connaissance approfondie des marchés français et européens avec une expertise technique afin de fournir des solutions sur mesure et innovantes à nos clients confrontés à des défis commerciaux, financiers et réglementaires complexes.

Nous intervenons dans un large éventail de domaines, notamment l'arbitrage international, le droit bancaire et financier, le droit commercial, le droit des sociétés (fusions-acquisitions/capital-investissement), l'immobilier et la construction, la propriété intellectuelle, le droit public et les PPP, la restructuration et le droit du travail.

Nos avocats parlent couramment l'anglais et sont pleinement intégrés à notre plateforme mondiale, ce qui nous permet d'accompagner nos clients dans des dossiers transfrontaliers complexes et des transactions à enjeux élevés.

Gowling WLG Paris est reconnu pour son engagement envers le service à la clientèle, sa vision stratégique et son excellence opérationnelle. Notre approche se caractérise par l'implication, la proximité, la confiance et la créativité, ce qui nous permet de fournir des conseils pratiques et axés sur les affaires et d'aider nos clients à réaliser leurs ambitions en toute confiance.

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